New York Times + Facebook : Déporter le contenu pour atteindre le lecteur
médias sociauxL’élection très 2.0 de Barack Obama semble avoir donné des idées aux médias en terme de marketing communautaire. Le New York Times a mis en place une interface interactive en flash très ergonomique qui relaye le contenu de sa page de fan Facebook (près de 350 000 membres). La dernière discussion lancée sur le réseau social interrogeait les fans sur la nature du premier chantier auquel devrait s’attaquer Obama. Plus de 35 000 réponses ont été formulées, de quoi trouver une ou deux bonnes idées…
C’est ce que propose le site Where the conversation begins, en classant les réponses les plus pertinentes et les plus provocantes par thèmes et par Etats, en allant jusqu’à donner la photo et le prénom de leurs auteurs.

L’aspect innovant de cette initiative tient au fait que l’on ne cherche plus à attirer le lecteur vers son propre site pour générer des discussions. On va désormais à sa rencontre en animant sa communauté et en profitant de la diversité des opinions pour obtenir un contenu de qualité. Pour preuve, ce site qui est totalement en user generated content, à la manière d’un forum. Avec Facebook, le New York Times est donc ici dans une approche de déportation du contenu et n’essaie pas de capter son audience à tout prix sur son site web.
Autre fait marquant, judicieusement relevé par Jean-Pierre Govékar, l’url de la page de fan du NY Times, http://www.facebook.com/nytimes ne contient pas de code chiffré comme les autres pages. Peut être est-ce le résultat d’une entente commerciale entre le NY Times et Facebook? Ce dernier aurait-t-il trouvé son business model, à la manière d’un fournisseur de nom de domaine? Affaire à suivre… En tout cas, les autres grands quotidiens américains présents sur Facebook n’ont pas encore ce privilège…
Source: ZDnet
Mehdi
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