sept 13
2 français ont lancé la tendance
Le premier, Alexandre Guéniot, est maintenait très connu, car son site à reçu plus de 400 000 visiteurs le 1er mois de son lancement et il s’est vu offrir plus d’une centaine d’offres de stage et d’emplois. Il est aux dernières nouvelles (sur son site) chez Microsoft à Richemond-USA. A ce jour plus d’un million de personne auraient vu son CV. Comment as t’il fait ? Tout simplement en créant un CV flash, très rigolo, à propos de sa vie de codeur/développeur depuis sa tendre enfance… Ce CV en mode flash (et téléchargeable sur son site http://paradoxware.com/alstudio/cv/fr.htm) rythmé par une musique entrainante et que l’on retient facilement a multiplié le phénomène de Buzz. Coup d’essai donc et coup de maître. Mais si son CV s’est si rapidement forwardé, c’est aussi car il s’adressait à une cible technophyle. Je doute qu’il ait eu le même impact sur une cible de financiers, plutôt hostiles à ce genre de démarche humoristique. Avant de tenter l’expérience donc, choisissez bien votre cible, pour éviter de vous griller auprès de tout en secteur…
Un autre français, Thomas Hauchecorne, moins connu mais tout autant original a réalisé un contretype du site de Google dédié à son CV : http://www.hauchecorne.net/
Contrairement à Alexandre, ce type de CV est moins prospice à créer un phénomène de Buzz, mais est tout aussi intéressant pour convaincre les recruteurs d’embaucher Thomas !
Dans les 2 cas un profil commun se dégage : le professionnalisme, humour et prise de risques. Plutôt que "dire" ils ont prouvé dans leurs réalisations pour se promouvoir (self-marketing) la véracité de leurs compétences.
Depuis, Thomas et Alexandre ont été imité de nombreuses fois, mais jamais égalés. Et puis l’intérêt de la démarche était surtout d’innover. Ils sont même passés dans le magazine Capital, mon rêve depuis toujours
sept 13
Depuis plus d’un an, les versions beta fleurissent sur la toile et se font connaître uniquement par bouche à oreille. Quel est le premier site à avoir rendu à la mode les beta ? Sans doute Google. Aujourd’hui, on ne compte pas moins de plusieurs dizaines de versions beta de produits Google. Et ça marche : de Google Maps à Google Earth, en passant par Froogle Mobile, Google Sets, Google Desktop ou Google Ride Finder, toutes les nouveautés sont en permanence actualisées sur http://labs.google.fr/.
Et les concurrents se lancent également dans les beta. Yahoo ! vient de lancer il y a quelques mois www.flyckr.com beta, meilleur site de mise en ligne et d’organisation d’albums photos jamais conçu. Et on ne peut aujourd’hui concevoir un site Web2.0 sans version beta, les sites www.wikio.com et www.webwag.com en sont les exemples les plus récents.
Alors quels sont les avantages des versions beta ?
- elles sont prospices au buzz auprès des technophiles : « tiens j’ai vu hier une super site en version beta qui n’est pas encore lancé, va vite voir sur www.wikio.com… »
- elles permettent de co-créer de la valeur avec les futurs utilisateurs en tenant compte de leur avis avant le lancement pour améliorer le service. Wikio a ainsi recruté plus de 25 000 utilisateurs avant son lancement.
- enfin, elles montrent que le produit n’est pas totalement abouti, ce qui justifie les bugs et donne surtout un côté humain et sympa à la société qui vient de lancer le service…
Alors, prêts pour le beta buzz ?
sept 13
Allez, c’est décidé, il faut une rubrique définition sur ce site, c’est parti pour un peu de thérorie. Aujourd’hui, le buzz. Qu’est ce que le buzz?
Le buzz n’utilise pas un média spécifique mais occupe tous les canaux de communication afin d’arriver à faire parler d’un objet. Côté média, ce peut être un emailing, des messages sur les blogs, les forums. Hors média, ce peut être utilisé des personnes influcentes. C’est une sorte de publicité sauvage qui passe par le consommateur et le fait devenir vecteur du message. Le schéma de diffusion est donc le bouche-à-oreille (voir rumeur), on parle d’ailleurs de marketing viral. Il s’inscrit dans une stratégie de diffusion à budgets plus modestes et dans des modes de diffusion souvent novateurs. Le buzz repose sur un principe de surprise puisque les moyens utilisés doivent être sans cesse renouvelés pour faire sensation et donc faire parler. C’est un cas très intéressant où le média est l’objet de la communication et non son moyen. Le but du buzz quant à lui est d’optimiser le small world effect, théorie selon laquelle nous sommes tous reliés dès le 7ième niveau. Je suis donc sans doute à moins de 5 niveaux de relation de quelqu’un comme Jacques Chirac et à moins de 7 de mes stars préférées;)
sept 13
Je me souviens d’une conférence à HEC, où le directeur de communication d’une grande banque célèbre expliquait comment il arrivait à convaincre les autres directeurs de diffuser de la publicité un peu « décalée »: "Soit on fait comme tous nos concurrents et c’est le budget qui fera la différence. Soit on fait différemment, quitte à choquer quelques-uns, et le message sera mieux mémorisé pour un budget moindre." Il n’en fallait pas plus pour convaincre …
Quick, un nain par rapport à son rival McDo (C.A de 560 M€ pour le Belge contre 2180 M€ pour l’Américain, rien qu’en France) est obligé de jouer sur une stratégie de challenger: Taper vite et fort plutôt que de taper plusieurs fois et longtemps avec une pub TV où on voit des gens heureux et des enfants qui jouent avec un gentil clown.
Comment? Avec une vidéo virale, pardi! Le contexte: un nouveau produit chez Quick, le hot-dog. La cible: les 15-25 ans. Le résultat: un clip de Hip-Hop … avec des chiens rappeurs.
Nous, en tout cas, on est carrément fan. Au départ, la vidéo était disponible seulement sur Internet. Très rapidement, la qualité et l’originalité de la réalisation ont généré un buzz: plus de 300.000 visiteurs uniques puis un passage chez Denisot, sur Canal Plus. Le morceau a tellement plu et le buzz si bien marché qu’un CD est aujourd’hui disponible. C’est wouf!
Le site web: http://www.ilovehotdog.com
sept 13
Pour promouvoir la nouvelle Astra TwinTop, Opel a lancé une campagne virale Prepare Your Hair pleine d’originalité. Comment? Tout simplement en incorporant les télespectateurs du clip au clip lui même! Je ne vous en dis pas plus, visitez plutot le site
http://www.estara.com/livedemo/prepareyourhair/ (MISE A JOUR: desolé, la campagne étant termine, le lien ne marche plus!!! ) et n’ hésitez pas à donner votre numéro de téléphone portable(avec l’indicatif de votre pays, 0033 pour la France) Votre numéro ne sera pas diffusé et vous comprendrez vite l’intérêt de l’avoir donné. Je ne connais pas le coût marketing induit par cette nouveauté, mais ce dont je suis sûr, c’est que de nombreuses autres firmes risquent de l’utiliser très bientôt… Bon surf et restez prêt de votre téléphone.
sept 13
Je me suis amusé récemment à regarder les occurrences google des hommes politiques pour voir de qui les internautes, journalistes… parlent le plus.
Nicolas Sarkozy, premier homme politique podcasté (par Loic Lemeur) semble être celui qui utilise le plus la toile pour faire du Buzz. Outre son blog (sarkozyblog.free.fr/) et son site internet (www.sarkozynicolas.com/) Sarko semble également acheter des mots clés sur Internet, comme le montre les liens sponsorisés mis en avant dans Google. (sur la droite de la page après avoir effectué ue recherche sur le mot Sarkozy)
Les équipes de Nicolas Sarkozy ont d’ailleurs acheté des mots clés google comme Jospin, Chirac, Bayrou ou Hollande. Si vous tapez l’un de ces mots sur le célèbre moteur de recherche, vous verrez s’afficher à droite le lien vers le livre de Sarkozy : http://www.lelivredenicolassarkozy.com/. Malin. En revanche en tapant Villepin ou Raffarin, rien n’apparaît, tout comme ses concurrents de gauche Strauss Kann, Fabius, Laguiller. Comment a t’il choisi ses mots clés ? En fonction des idées politiques des personnalités citées précédemment ? Les français proches des idées politiques de Chirac, Bayrou ou Jospin sont t’ils plus à même d’acheter le livre de Sarkozy ? Ou alors a-t-il considéré qu’il serait intéressant que les personnes s’intéressant aux futurs candidats à la présidence lisent également ses idées. Mais dans ce cas, pourquoi écarte t’il de ses mots clés Ségolène Royal ? Complexe la politique…
Au niveau du nombre d’occurrences Google il est en tout cas intéressant des constater que Nicolas Sarkozy est juste derrière Jacques Chirac avec 7 millions d’occurrences contre 13 millions pour le président de la république. Les autres sont loins. Dominique de Villepin et Ségolène Royal arrivent difficilement à 5 millions. François Hollande et Bayrou sont en dessous de la barre des 3 millions que dépasse à peine Lionel Jospin. Alors, les occurrences et le buzz sur Internet seront t’ils importants dans la course à la présidence ?
Sans doute. Ce qui est plus inquiétant est que Jean Marie Le Pen dépasse les 5 millions d’occurrences lui aussi…
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