L’équipe de France on en a parlé, reparlé, on a analysé et aujourd’hui on en tire les conclusions. Toujours est-il qu’un sujet d’actualité qui a occupé tous les médias pendant deux bonnes semaines c’est aussi un sujet de buzz pour beaucoup.
Voici donc un florilège de ce qui a le plus fait le buzz autour de l’équipe de France pendant cette (courte) coupe du monde.
La liste est bien loin d’être exhaustive mais on a apprécié les vidéos suivantes. D’autres vidéos/sites/pubs vous ont marqué? Envoyez-les!
Un site qui a eu un beau succès d’après l’étude réalisée par Idaos : http://www.lafauteadomenech.com/ un bon défouloir pour ceux qui sont encore en rage.
Une initiative drôlé, très pervers aussi, qui surement buzz un maximum!
La mécanique : un ami vous envoie un email avec un lien. Lorsque vous cliquez dessus, une réponse s’affiche à l’écran : “Yes you did” ou “No, you didn’t”. La question posée : “did you watch porn”? !!!
Le site va en réalité scanner votre navigateur pour comparer votre historique avec un liste très complète de sites disons… douteux! (Grâce à de simples liens HTML (et du CSS + Javascript) le site détermine si vous avez visité ce genre de sites)
Un email est directement envoyé à votre ami pour lui annoncer le rapport… Et c’est là que la mécanique devient extrêmement perverse ! nul doute que la blague va être faite plus d’une fois…
La mécanique est réellement bien pensée : notons notamment le lien qui est envoyé : il est généré via tinyurl, ce qui cache complètement le nom du site à votre mai…
Nul doute que cette petite application va buzzer et créer quelques émois! Pour l’envoyer à vos amis, c’est par ici.
Pour sa campagne TV qui est sorti le 23 Août, Monabanq, la banque en ligne nouvelle génération, a décidé de jouer la carte de l’humour à travers 3 spots publicitaires. Façon caméra cachée, les films au ton décalé nous montrent des situations de tous les jours qui feront sourire plusieurs d’entre vous.
Même si le style “caméra cachée” est vite passé au second plan, on reconnait notamment Thomas Séraphine (acteur du célèbre Action Discrète de Canal+), cela n’empêche pas de rire de ces situations quotidiennes. En effet, Monabanq n’hésite pas à se moquer des clichés propres aux banques et sort du carcan parfois trop “corporate” des autres communications. Avec la crise que l’on connait tous cette manière d’aborder la banque est sans doute la bonne, Monabanq préférant ainsi jouer sur le second degré.
Note : toutes les vidéos citées dans cet article (il y en a beaucoup!) sont visionnables dans le player ci-dessous
La vidéo virale tout le monde connait ! Certaines remportent un franc succès d’autre moins voir pas du tout. Nous avions déjà aborder les facteurs clés de succès desvidéos virales. Depuis quelques mois, une tendance émerge. De plus en plus de vidéos mêlant réel et fiction (ou effets spéciaux) font leur apparition sur la toile. Difficile à classer précisément vu leur nombre croissant, ces vidéos virales peuvent tout de même se résumer en plusieurs catégories. A la manière d’un film amateur, elles sont pour certaines très bien réalisées comme récemment celle de Nike et de son pistolet à t-shirt. Le principe : que l’internaute se dise : Mais comment font-ils ça?” ou encore “c’est vrai ou pas?”
Nike ou l’annonceur qui sait utiliser la vidéo virale, normal pour une telle marque vous me direz. Avec comme exemple Kobe Bryant, sautant au dessus d’une voiture, ou encore la vidéo virale avec les footballeurs Hatem Ben Arfa (joueur de l’Olympique de Marseille) et Guillaume Hoarau (attaquant du Paris Saint-Germain) qui avaient alimenté le buzz pendant plusieurs semaines jusqu’au fameux match ou “classico” entre les deux équipes. Chaque nouvelle vidéo de Nike génère un nouveau débat sur la toile.
D’autres marques utilisent alors ce moyen pour faire naître l’intérêt du consommateur avant de dévoiler le produit. L’idée est donc très intéressante en termes de communication, ici le message publicitaire est détourné, presque caché pour au final ne montrer qu’une vidéo “cool” qui sera vite postée sur l’ensemble des blogs. A partir de là, l’objectif est de générer des conversations autour du “fake ou pas fake?”
Ces vidéos mettent alors en avant le caractère extraordinaire du produit ou quand l’impossible devient possible. A coup de stars mondiales l’attention est plus facilement captée et le buzz est près à être lancé.
Face à l’engouement que ces vidéos provoquent, l’industrie du cinéma s’est vite intéressée à cette méthode pour faire naître le désir au sein des spectateurs. Quelques semaines avant la sortie attendue de Transformers 2, plusieurs petites vidéos virales “amateurs” ont vu le jour sur l’ensemble de la toile mettant en scène les robots du film. Les robots, présents dans les vidéos et de manière très discrète permettaient d’amplifier l’impression de réalité pour alimenter le buzz.
Cependant, avec cette accumulation de ce type de vidéos, les vidéos de ce genre deviennent vite inutiles et tombent dans le domaine du “déjà-vu”. C’est le cas de la récente vidéo pour le film G.I Joe, Le réveil du Cobra qui nous montre un des agents de l’équipe d’élite faire du skate jusqu’à aller s’accrocher à un hélicoptère…
Certes l’intégration est bien faite mais l’on voit mal ici l’intérêt d’une vidéo pseudo-humoristique pour la promotion d’un tel film.
On peut également noter la dernière vidéo virale “Fake or not” qui buzz sur la toile avec le “megawoosh” qui encore une fois utilise le procédé amateur+effets spéciaux pour promouvoir un produit en jouant sur la viralité propre à internet, en cherchant à créer le débat.
Le procédé du reveal de telles vidéos a alors souvent été utilisé pour promouvoir une marque ou un produit sans pour autant être une garantie de succès. En effet, si la vidéo en elle-même n’est pas bien réalisée ou qu’elle ne s’appuie pas sur quelque chose de fort et mémorisable, le reveal risque de passer inaperçu tuant le buzz suscité (ou pas) par la vidéo virale. De plus, utiliser le reveal non immédiat n’assure pas de visibilité directe pour la marque et il faut donc penser à convertir l’audience qui a vu la première vidéo pour lui dire “C’est nous qui l’avons fait!”
L’un des exemples les plus frappant est celui pour les oreillettes bluetooth de la marque Cardo, la vidéo virale a été vue des millions de fois par les internautes créant un buzz très important au sein de la toile (alimenté aussi par plusieurs parodies). Or le reveal n’a pas vraiment été suivi par les internautes et peu sont donc capables de dire pour quelle marque ni pour quel produit cette vidéo virale a été réalisée.
La révélation si elle n’est pas direct ou facilement reconnaissable amène souvent à une déperdition au niveau des internautes. Du coup, les modèles “Fake or not” commencent à avoir un peu vécu je pense…
Mais pour savoir si une vidéo virale a “buzzé” avec réussite, il est intéressant de mesurer son impact à l’aide de plusieurs indicateurs. De cette façon il devient facile de savoir si le succès a été au rendez-vous ou pas
Pour la sortie du dernier film de la saga des Harry Potter, la Warner Bros a lancé une campagne interactive autour de Twitter.
C’est donc sur un site dédié, Harry Potter Tweet, que les utilisateurs de Twitter peuvent se connecter grâce à leurs propres identifiants et ensorceler leurs « followers ».
On retrouve l’univers d’Harry Potter en choisissant soigneusement pour nos contacts Twitter : une potion qui rend amoureux, un maléfice qui les plongent dans le noir, ou encore des oiseaux qui attaquent leur profil. Une opération qui ne pourra que plaire à la communauté de fans d’Harry Potter !
Cette campagne, très astucieuse, est comparable à celles réalisées grâce à Facebook Connect, dont on vous donnait précédemment quelques utilisations. Par exemple, on retient Prototype Experience qui faisait la promotion du jeu d’une manière ultra-personnalisée. Dans notre cas, en effet, l’utilisation des données de Twitter est comparable et réussie. L’internaute retrouve sa liste de “followers” et peut choisir lequel va être victime de son sort.
Astucieux aussi, puisqu’une fois le maléfice envoyé, vous (et votre “follower”) pouvez visionner la bande-annonce du film. La “victime” ensorcelée verra à la fin de son sort sur qui elle doit se venger à son tour. Une viralité assurée sur un sujet que beaucoup aiment.
En conclusion, c’est un bel exemple d’utilisation des réseaux sociaux, cette fois-ci avec Twitter, dans des opérations de buzz créatives où les internautes deviennent eux-mêmes “ambassadeurs” de la marque.
On notera aussi que les studios Warner Bros ne se sont pas arrêtés là ! Ils ont utilisé avec brio Youtube et la réalité augmentée en lançant un concours viral dédié Harry Potter où les internautes peuvent jouer les sorciers en réalisant par eux-mêmes une potion magique en vidéo 3D.
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