Comment concilier l’Art contemporain et la sphère grandissante du web 2.0? Et encore mieux, comment intégrer les fonctionnalités du web 2.0 dans une démarche créative? Le web, sous sa forme actuelle est très récent et offre des potentialités énormes en terme d’interactivité, car c’est bien de cela dont il s’agit. Il inspire donc à juste titre les artistes contemporains.
C’est une jeune artiste danoise, Mette Ingvartsen qui a eut l’idée d’utiliser les outils sociaux du web actuel pour l’ensemble de son processus de création dans le cadre de son projet “Where is my privacy”. Le concept? Créer une chorégraphie avec 2 autres artistes, qu’elle n’a jamais rencontrés, par le seul biais de Youtube et l’échange de vidéos.
Une fois la chorégraphie créée, l’artiste danoise décide de l’exposer au 104 le temps d’une représentation, et lance une invitation aux internautes. Là aussi, le web social est mis à contribution puisque Mette Ingvartsen leur demande de transgresser l’un des plus grands tabous artistique; le fait de filmer la performance. Les internautes sont invités à apporter avec eux tout appareil permettant de filmer la scène; appareils photos, caméras, téléphone portables…Elle leur indique même de ramener avec eux les câbles nécessaires au transfert sur disque dur. L’objectif est de collecter les différentes séquences filmées, de les monter ensembles pour ensuite les diffuser sur Youtube.
Dans cet exemple, on voit bien comment vie réelle et monde virtuel peuvent se croiser et et établir une synergie dans laquelle chacun peut puiser de l’autre pour réaliser des œuvres de co-création transcendant les deux sphères réel/virtuel.
Le résultat, très contemporain, n’est peut être pas la tasse de thé de la majorité, mais à le mérite d’avoir su concilier le monde réel et le web 2.0. Peut être le précurseur d’une nouvelle forme d’art, à cheval sur les deux mondes.
Dans notre série “le marketing collaboratif“, voici la dernière initiative de Youtube, particulièrement bienvenue en ces temps de crise et de dépression internationale, le Youtube Symphony Orchestra! Il s’agit du premier (et du seul pour l’instant) orchestre collaboratif en ligne.
Le principe? Youtube propose aux musiciens du monde entier de s’enregistrer jouant de leur instrument sur une partition écrite pour l’occasion par Tan Dun, le compositeur de la musique du film Tigres et Dragons (avec Chow Yun Fat). Après avoir publié leur vidéo sur Youtube, les musiciens sont soumis au vote des internautes et à une sélection par un Jury.
Les meilleurs s’envoleront vers New York le 15 avril pour se produire au Carnegie Hall (excusez du peu) sous la direction du chef d’orchestre Michael Tilson Thomas.
Avec cette initiative, le marketing participatif acquiert indubitablement l’une de ses lettres de noblesse. Il illustre bien la force fédératrice des projets co-créatifs et leur donne une dimension supplémentaire puisque cette fois ci, la création dépasse le cadre de la toile.
Imaginez le Carnegie Hall le soir de la représentation, des musiciens du monde entier, réunis sur une même scène, au delà de tous les conflits et des tensions géopolitiques…C’est beau? Eh bien oui! Une idée géniale qui mérite d’être saluée, alors chapeau!
Pour les musiciens amateurs ou pro, la date limite de participation est le 28 janvier…A vos intruments!
Myspace donne une nouvelle ampleur au User Generated Content grâce au concours My Movie Mash Up. Une première du genre sur un réseau social.
Le principe? Offrir aux membres de la communauté Myspace l’opportunité de réaliser leur long métrage de A à Z, ou plutôt du casting à la bande son en passant, bien sur, par la réalisation et le montage.
Les participants étaient invités à soumettre un court film présentant leurs idées. 800 courts métrages ont été uploadés, 12 ont été retenus, un seul sera réalisé. Il s’agit de Faintheart, du réalisateur anglais Vito Rocco, qui raconte les péripéties d’un père de famille anglais qui aime se déguiser en viking (plutôt original, non?). Il disposera d’un budget d’un million de Livres, co-financé par Myspace et Vertigo Films (qui a produit l’excellent It’s all gone Pete Tong, ainsi que London to Brighton, salué unanimement par la presse).
La bande annonce du film
Le potentiel des réseaux sociaux en terme de créativité et de nouveaux talents n’est plus à démontrer (souvenez vous, Lily Allen), c’est la raison pour laquelle des noms de plus en plus prestigieux de la production s’y intéressent. On pourrait donc craindre la fin de l’indépendance des artistes du web…Ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui. En témoigne le projet collaboratif et co-créatif20000prod qui, tout en jouant sur les mêmes ressorts communautaires a su rester totalement indépendant.
Reste maintenant à voir si le film Faintheart sera un succès… Si c’est le cas, cela renforcera l’élan collaboratif et la co-création dans les réseaux sociaux endonnant accès aux réalisateurs en herbe à des sources de financement moins frileuses.
Tiens donc, en ce moment, deux campagnes de buzz tournent… sur le même sujet: Les femmes au volant!
A ma droite : Une campagne pour Point S avec un mini site “vive les femmes au volant” et une vidéo supposée “virale”. Je me pose d’ailleurs la question de l’utilité de cette vidéo qui ne sort pas du schéma publicitaire traditionnel caricatural avant/après : “Avant, sans le produit, c’était nul! Mais une fois que le produit arrive, c’est génial!” De plus, le mail reçu pour inciter le blogueur à diffuser cette vidéo n’est pas personnalisé et est caricatural dans le ton (exemple : “Oh ami Blogueur!”…)
A ma gauche : SMACL assurances, dont le claim est “femme au volant, bonus au tournant!” Bon, passons sur le jeu de mot… Une campagne de billets sponsorisés intelligente basée sur du user-generated content. Le principe : proposer à 8 blogueuses d’illustrer un publi-redac avec à la clé un lien vers le site de l’opération. Les 2 BD à la fin du post sont les deux que je préfère. En tout cas, un bel exemple d’utilisation des publi-redac, basé sur le principe de co-création.
Le nom de la campagne : “elle assure au volant”. Ça vous rappelle pas quelque chose?
Serait-ce une coïncidence ce thème de campagne très proche et pendant la même période? N’y-aurait-il pas eu une des deux agences, qui ayant perdu l’appel d’offre, aurait revendu son concept à un autre client, histoire de ne pas perdre le temps de travail investi sur la proposition?? Lire la suite »
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