Ainsi, nous avons vu dans un premier temps les 6 « modèles » ou « types » de parodies professionnelles de vidéos virales et nous allons maintenant voir les différents « modèles » de parodies « d’amateurs » de vidéos virales.
Plusieurs de ces modèles sont similaires aux modèles de parodies professionnelles, mais la parodie d’amateurs connaît plus d’adaptations différentes du même concept du fait de la plus grande « liberté » des internautes.
En effet, les parodies de vidéos virales réalisées par des internautes ne concernent pas forcément une marque ou un produit et sont plus généralement axées sur le divertissement que sur un message pour une marque. Les possibilités de parodies en deviennent donc infinies.
Encore une fois ici, cette catégorisation n’est bien sûr pas exhaustive puisqu’elle est, par définition, infinie en raison de la créativité des internautes…
Les 6 « modèles » de parodies « d’amateurs » de vidéos virales
1. Version alternative de l’élément clé d’une vidéo virale
Lorsqu’une vidéo virale a beaucoup de succès, des internautes cherchent toujours à surfer sur le buzz généré en offrant une version alternative de l’élément central d’une vidéo virale originale, en réalisant par exemple une version homme/femme ou une même une version robot comme dans l’exemple ci-dessous.
Originale : Evolution of Dance
Parodie : Evolution of Dance (robot version)
2. Reprise d’une pub comparative adaptée à d’autres produits ou marques Lire la suite »
La parodie d’une vidéo virale représente l’une des preuves du succès d’une vidéo virale, comme nous l’avions évoqué dans notre dossier sur l’identification et utilisation de « modèles » de vidéos virales.
En effet, une parodie permet de raviver l’intérêt pour la vidéo originale, et donc d’augmenter son « temps de vie », car elle lui offre une nouvelle visibilité, via l’apport d’un contenu nouveau. En regardant une parodie, les utilisateurs sont ainsi souvent amenés à aller voir la vidéo originale, afin de « comparer » et vice-versa. Ainsi, la parodie sera souvent « tirée », car elle se situera dans les premières positions en « related videos » derrière la vidéo originale.
Lorsqu’il s’agit d’une vidéo virale pour une marque, la parodie constitue ainsi un levier supplémentaire de diffusion du buzz, qu’il soit positif ou négatif. La parodie représente donc un outil qui peut devenir redoutable en termes d’efficacité et de potentiel de diffusion.
Par ailleurs, comme toute vidéo virale, le succès d’une parodie dépend de nombreux facteurs clés tels que :
Proximité : pour qu’une parodie soit identifiée en tant que telle, elle doit comporter au moins un élément significatif qui rappelle la vidéo originale
Effet wow : que la parodie fasse rire, choque ou impressionne, l’effet doit être au moins au même niveau sinon supérieur à celui de la vidéo originale pour être placé au statut de parodie
Réactivité : le buzz prend très vite, donc pour surfer dessus en créant une parodie, il faut être très réactif vis-à-vis du succès de la vidéo originale
Légalité : la parodie est une technique délicate qui est sujette à des lois précises en fonction du pays, donc à manier avec précaution
Comme cela a été fait pour les vidéos virales, nous avons ici tenté d’identifier différents types de parodies de vidéos virales. Cette tentative de catégorisation n’est bien entendue pas figée puisque, par définition, de nouvelles catégories peuvent être ajoutées chaque jour en fonction de la créativité de tous…
Nous pouvons déjà distinguer, dans un premier temps, les parodies « professionnelles » des parodies « d’amateurs ».
Les 6 « modèles » de parodies « professionnelles » de vidéos virales
Avec la crise économique internationale, les avis sur le développement du marketing viral en 2009 étaient partagés. Une étude récente de Feed Company, agence de marketing on line californienne, pourrai bien mettre tout le monde d’accord. L’étude a été menée sur 40 agences parmi les plus influentes des Etats-Unis pour connaître leur ressenti concernant l’utilisation des vidéo virales dans les campagnes marketing.
En voici quelque faits marquants:
72% des clients se disent intéressés par ce nouveau média
80% des agences s’estiment familières des vidéos virales même si 48,8% d’entre elles n’en sont qu’à leur premiers pas (moins de 10 vidéos produite en 2008)
56% des répondants sont satisfaits des résultats de leur campagnes virales, mais ils sont quand même 95% à déplorer l’insuffisance des outils de suivi et de reporting: les mesures de l’impact, du taux de pénétration, et finalement du ROI d’une campagne de vidéo virales restent encore floues. D’autant plus que les seuils de viralité d’une vidéo (nombre de vues à partir duquel une vidéo commence à se répandre de manière exponentiel) ne sont pas encore formalisés: 27,8% des répondants parlent du million de vues, tandis que 22,2% estiment que 100 000 à 500 000 vues suffisent pour amorcer le processus.
Cependant, loin de baisser les bras, les agences ont la ferme intention de développer ce média puisque 70% d’entre elles comptent augmenter leur budgets de production de vidéo virales d’au moins 25% en 2009. Il faut dire que du côté client, ce média présente des atouts de choix: Lire la suite »
Son titre: »Quand je serai grand« . Réalisation: François Chatelain.
En attendant, la page Un million pour le téléthon poursuit son petit chemin. On en est à plus de 20k€ de dons. Merci pour votre générosité. Poursuivez!
Et c’est chez nos voisins british que ça se passe avec une série de vidéos virales dont la première avait été diffusée en mars dernier et avait réussi un joli buzz (plus de 7 millions de vues, à voir en fin d’article). Les anglais ont l’habitude de produire des spots plutôt trash sur le sujet de la prévention routière, mais ceux ci sont différents…
Le principe, simple mais intelligent consiste à montrer au spectateur les limites de ses capacités de concentration sur la route. L’objectif de Transport For London (sécurité routière anglaise) est de rappeler que sur la route, il y a les voitures, mais aussi les piétons et les cyclistes. Il ne s’agit pas de choquer, mais plutôt de faire prendre conscience pédagogiquement des dangers de la route.
La vidéo virale se révèle à la réflexion le meilleur moyen de faire passer un message de prévention parmi les usagers d’un produit quel qu’il soit (ici, la route). Il interpelle directement le spectateur, et le pousse à vouloir faire circuler l’information ou le message, le transformant ainsi en acteur de la prévention.
Dans le cas de ces 2 vidéos, il y a un ingrédient supplémentaire. Il s’agit de l’aspect impliquant de la vidéo virale, présentée comme un test et qui fait appel à notre sens du défi. Nos sens sont en éveil et nous faisons attention à chaque détails. C’est sans doute comme cela que nous devrions réagir dès que nous prenons le volant.
Ici le message (« faites attention aux cyclistes ») semble évident, mais verrez vous ce qu’il y a à voir?
Il est bien sur concevable que vos pérégrinations quotidiennes sur la toile ne vous aient pas encore fait croiser la route de ce trublion du buzz, Mickael Vendetta (dans ce cas, voici de quoi vous mettre à jour).
Mais cela reste hautement improbable, car il passe difficilement un jour sans que le fondateur de la bogossitude ne fasse parler de lui.
D’autant plus que le phénomène buzz Vendetta vient de s’accélérer…!
La finalité d’un buzz étant de s’auto-alimenter et que les internautes se l’approprient, Mickael Vendetta peut être fier: il tient sa première parodie en la personne de Maïkeul Endetta, fondateur lui de la Bogrossitude.
Ce « contre-buzz« chauffé par Otto tourne en dérision le personnage lisse et parfait du vrai Mickael en réinterpretant le crédo de la bogossitude qui devient « bois, fume, ne fait pas de sport et tu deviendra un beau gros ». Ceci redirigera automatiquement du trafic vers le « vrai » Mickael Vendetta, c’est à se demander si c’est un complot…
Il sera intéressant dans les prochains jours de suivre l’ensemble des parodies et avatars de Mickael Vendetta, et de voir où tout cela va nous mener (ou pas!)
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