Parmi les moyens possibles de faire du buzz, il en existe un qui connait un franc succès ces derniers temps: la création de faux sites (un dérivé du teasing dont on parlait déjà ici).
Le concept est simple: en créant un site choquant, voire parfois très tendancieux, vous faites parler de lui sur Internet (et avec un peu de chance dans les médias en général) puis vous dévoilez la supercherie pour promouvoir votre vrai produit.
Petit jeu en guise d’exemple…
Parmi les 5 sites ci-dessous, tous spécialisés dans les rencontres en ligne, 1 est faux et 1 second a 99% de chances de l’être. A vous de deviner lesquels et qui se cachent derrière, annonceur ou agence.
Bien entendu, nous vous communiquerons la solution plus tard dans les commentaires…
Et voici pour info les résultats du buzz d’un de ces « fake » à deviner.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes !
- Plus de 5 000 internautes inscrits pour le service
- 1 645 membres de la page officielle Facebook
- Plus de 19 700 liens partagés sur Facebook
- 200 followers Twitter
- Plus de 2 300 tweeds générés sur le sujet
- Plus de 400 articles sur le sujet sur le net et 147 apparitions dans les autres médias.
Plus impressionnant encore: l’annonceur derrière ce buzz annonce que l’opération lui aurait coûté que 15 € et 3 jours de travail…
Conclusion: la provocation n’a jamais été aussi rentable… mais à trop en user, gare au bad buzz !
D’ailleurs, la méthode teasing/reveal n’est vraiment efficace que si elle est bien menée. En effet, le problème de la conversion d’image se pose souvent. Vous vous souvenez surement de la vidéo virale dans laquelle des gens faisaient du pop corn en faisant sonner plusieurs téléphones portables en même temps? La vidéo avait été visionnée plus de 10 millions de fois sur Youtube et autres. Et bien: il s’agissait d’une opération pour un annonceur…mais qui se souvient de son nom aujourd’hui ?
L’île de la fixation (ce nom vous rappelle vaguement quelque chose ?… à nous aussi) est le titre de la nouvelle web série de Vivelle Dop qui met en scène les aventures d’un couple, Ben et Candice, en vacances sur une île peuplée de créatures de rêves, auxquelles Ben ne résiste pas, évidemment, sinon ça ne serait pas drôle…
Présentée sous forme de petits sketches de quelques minutes, la série l’île de la fixation sera diffusée tout l’été sur le site événementiel l’île de la fixation. Vous me direz, quel est le rapport avec la marque ? Et bien, Ben aime le gel fixation béton et Candice la mousse effet mouillé, et tous les acteurs sont relookés par Vivelle Dop.
Sur le site, en un clic l’internaute peut envoyer la vidéo à un ami, ce qui devrait pousser la viralité de la web série. Si cette web série de marque ne séduira pas tous les internautes, elle plaira aux nombreux nostalgiques et aficionados de l’île de la tentation.
L’île de la fixation, fait suite à une autre opération Vivelle Dop appelée Vivelle City qui développe une dimension communautaire assez nouvelle pour la marque.
En effet, les internautes créent leur propre personnage personnalisé au look Vivelle Dop, et se promènent ensuite dans les quartiers de la ville pour découvrir tous les produits et nouveautés. S’ils se croisent dans la rue ils peuvent tchatter et devenir amis. Cet aspect communautaire autour de la marque est intéressant même si on regrette de croiser peu de monde dans les rue de Vivelle City… Alors, île de la fixation ou vivelle city?
Avec la crise économique internationale, les avis sur le développement du marketing viral en 2009 étaient partagés. Une étude récente de Feed Company, agence de marketing on line californienne, pourrai bien mettre tout le monde d’accord. L’étude a été menée sur 40 agences parmi les plus influentes des Etats-Unis pour connaître leur ressenti concernant l’utilisation des vidéo virales dans les campagnes marketing.
En voici quelque faits marquants:
72% des clients se disent intéressés par ce nouveau média
80% des agences s’estiment familières des vidéos virales même si 48,8% d’entre elles n’en sont qu’à leur premiers pas (moins de 10 vidéos produite en 2008)
56% des répondants sont satisfaits des résultats de leur campagnes virales, mais ils sont quand même 95% à déplorer l’insuffisance des outils de suivi et de reporting: les mesures de l’impact, du taux de pénétration, et finalement du ROI d’une campagne de vidéo virales restent encore floues. D’autant plus que les seuils de viralité d’une vidéo (nombre de vues à partir duquel une vidéo commence à se répandre de manière exponentiel) ne sont pas encore formalisés: 27,8% des répondants parlent du million de vues, tandis que 22,2% estiment que 100 000 à 500 000 vues suffisent pour amorcer le processus.
Cependant, loin de baisser les bras, les agences ont la ferme intention de développer ce média puisque 70% d’entre elles comptent augmenter leur budgets de production de vidéo virales d’au moins 25% en 2009. Il faut dire que du côté client, ce média présente des atouts de choix: Lire la suite »
Et c’est chez nos voisins british que ça se passe avec une série de vidéos virales dont la première avait été diffusée en mars dernier et avait réussi un joli buzz (plus de 7 millions de vues, à voir en fin d’article). Les anglais ont l’habitude de produire des spots plutôt trash sur le sujet de la prévention routière, mais ceux ci sont différents…
Le principe, simple mais intelligent consiste à montrer au spectateur les limites de ses capacités de concentration sur la route. L’objectif de Transport For London (sécurité routière anglaise) est de rappeler que sur la route, il y a les voitures, mais aussi les piétons et les cyclistes. Il ne s’agit pas de choquer, mais plutôt de faire prendre conscience pédagogiquement des dangers de la route.
La vidéo virale se révèle à la réflexion le meilleur moyen de faire passer un message de prévention parmi les usagers d’un produit quel qu’il soit (ici, la route). Il interpelle directement le spectateur, et le pousse à vouloir faire circuler l’information ou le message, le transformant ainsi en acteur de la prévention.
Dans le cas de ces 2 vidéos, il y a un ingrédient supplémentaire. Il s’agit de l’aspect impliquant de la vidéo virale, présentée comme un test et qui fait appel à notre sens du défi. Nos sens sont en éveil et nous faisons attention à chaque détails. C’est sans doute comme cela que nous devrions réagir dès que nous prenons le volant.
Ici le message (« faites attention aux cyclistes ») semble évident, mais verrez vous ce qu’il y a à voir?
La Caisse d’Epargne lance la deuxième édition de son concours Carte Blanche qui permet aux internautes de faire plaisir à leur imagination en dessinant la nouvelle carte de paiement de la banque à l’Ecureuil.
Le principe? Créez votre visuel, déposez le sur le site et confrontez le avec celui des autre participants. Celui qui receuillera le plus de votes verra son design reproduit sur 100 000 exemplaires de la Carte Bleue Visa proposée aux jeunes clients de la banque (et gagnera accessoirement un chèque de 5000 euros).
Un bel exemple de user generated content qui s’accompagne d’un joli site dédié où vous pourrez déposer le fruit de vos divagations graphiques et faire circuler l’info à vos amis à l’aide d’un petit module de viralité.
Quand on sait que l’édition 2007 avait receuilli plus de 15 000 créations pour près de 400 000 votes, nul doute que cette année encore cette opération va créer un buzz…
Le grand vainqueur sera désigné par un vote du Grand Jury du festival de la BD d’Angoulême 2009 fin janvier.
Le concours commence le 19 novembre et prendra fin le soir du réveillon.
Et vous? Elle vous fait rêver votre carte bancaire?
Comme si sa bonne santé politique ne suffisait pas, Barack Obama remporte en prime le titre d’Homme Marketing de l’année décerné par le magazine Advertising Age.
Petit rappel pour ceux qui n’étaient pas sur Terre ces derniers temps:
Barack Obama mène en ce moment une campagne marketing présidentielle à faire verdir tout directeur marketing.
Bien sur, l’ensemble des éléments de communication traditionnels des campagnes présidentielles U.S sont au rendez-vous; spots télévisés de propagandes aux heures d’écoute massive, force militante surmotivée sur le terrain, stars de la chanson et du cinéma présentes aux meetings, affichage tout azimut, goodies brandés…Le candidat Obama s’est aussi très bien entouré en engageant les grosses pointures des agences de com américaines, mais aussi… Chris Hughes, l’un des fondateurs de Facebook! Et c’est là le pas franchi par Barack par rapport à son adversaire, et qui fait aussi de sa campagne la première campagne électorale 2.0 de cette envergure.
L’adoption d’un angle « alternatif » est une réelle innovation dans ce genre de campagne où les candidats jouent la sécurité en général et se cantonnent aux outils conventionnels. Chris Hughes (un des fondateurs de Facebook) a apporté son expertise pour créer un réseau social ( my.barackobama.com) dédié au sénateur de l’Illinois rassemblant plus d’un million de sympathisants. Ce site leur permet de se tenir au courant des différents événements de la campagne, de contacter les indécis de leur région, et de partager leurs histoires sur leur blog. Le ton utilisé est informel, personnel voire intime et permet une réelle proximité avec les sympathisants.
Le réseau héberge aussi une plateforme de collecte de dons en ligne qui a permis de rassembler 51 millions de dollars pendant le seul mois de Juillet pour 65000 donateurs.
Mais les sympathisants sont déjà convaincus, alors comment persuader les autres? Lire la suite »
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