Note : toutes les vidéos citées dans cet article (il y en a beaucoup!) sont visionnables dans le player ci-dessous
La vidéo virale tout le monde connait ! Certaines remportent un franc succès d’autre moins voir pas du tout. Nous avions déjà aborder les facteurs clés de succès des vidéos virales. Depuis quelques mois, une tendance émerge. De plus en plus de vidéos mêlant réel et fiction (ou effets spéciaux) font leur apparition sur la toile. Difficile à classer précisément vu leur nombre croissant, ces vidéos virales peuvent tout de même se résumer en plusieurs catégories. A la manière d’un film amateur, elles sont pour certaines très bien réalisées comme récemment celle de Nike et de son pistolet à t-shirt. Le principe : que l’internaute se dise : Mais comment font-ils ça?” ou encore “c’est vrai ou pas?”
Nike ou l’annonceur qui sait utiliser la vidéo virale, normal pour une telle marque vous me direz. Avec comme exemple Kobe Bryant, sautant au dessus d’une voiture, ou encore la vidéo virale avec les footballeurs Hatem Ben Arfa (joueur de l’Olympique de Marseille) et Guillaume Hoarau (attaquant du Paris Saint-Germain) qui avaient alimenté le buzz pendant plusieurs semaines jusqu’au fameux match ou “classico” entre les deux équipes. Chaque nouvelle vidéo de Nike génère un nouveau débat sur la toile.
D’autres marques utilisent alors ce moyen pour faire naître l’intérêt du consommateur avant de dévoiler le produit. L’idée est donc très intéressante en termes de communication, ici le message publicitaire est détourné, presque caché pour au final ne montrer qu’une vidéo “cool” qui sera vite postée sur l’ensemble des blogs. A partir de là, l’objectif est de générer des conversations autour du “fake ou pas fake?”
Ces vidéos mettent alors en avant le caractère extraordinaire du produit ou quand l’impossible devient possible. A coup de stars mondiales l’attention est plus facilement captée et le buzz est près à être lancé.
(Ci-dessus plusieurs exemples de vidéos virales)
Face à l’engouement que ces vidéos provoquent, l’industrie du cinéma s’est vite intéressée à cette méthode pour faire naître le désir au sein des spectateurs. Quelques semaines avant la sortie attendue de Transformers 2, plusieurs petites vidéos virales “amateurs” ont vu le jour sur l’ensemble de la toile mettant en scène les robots du film. Les robots, présents dans les vidéos et de manière très discrète permettaient d’amplifier l’impression de réalité pour alimenter le buzz.
Cependant, avec cette accumulation de ce type de vidéos, les vidéos de ce genre deviennent vite inutiles et tombent dans le domaine du “déjà-vu”. C’est le cas de la récente vidéo pour le film G.I Joe, Le réveil du Cobra qui nous montre un des agents de l’équipe d’élite faire du skate jusqu’à aller s’accrocher à un hélicoptère…
Certes l’intégration est bien faite mais l’on voit mal ici l’intérêt d’une vidéo pseudo-humoristique pour la promotion d’un tel film.
On peut également noter la dernière vidéo virale “Fake or not” qui buzz sur la toile avec le “megawoosh” qui encore une fois utilise le procédé amateur+effets spéciaux pour promouvoir un produit en jouant sur la viralité propre à internet, en cherchant à créer le débat.
Le procédé du reveal de telles vidéos a alors souvent été utilisé pour promouvoir une marque ou un produit sans pour autant être une garantie de succès. En effet, si la vidéo en elle-même n’est pas bien réalisée ou qu’elle ne s’appuie pas sur quelque chose de fort et mémorisable, le reveal risque de passer inaperçu tuant le buzz suscité (ou pas) par la vidéo virale. De plus, utiliser le reveal non immédiat n’assure pas de visibilité directe pour la marque et il faut donc penser à convertir l’audience qui a vu la première vidéo pour lui dire “C’est nous qui l’avons fait!”
L’un des exemples les plus frappant est celui pour les oreillettes bluetooth de la marque Cardo, la vidéo virale a été vue des millions de fois par les internautes créant un buzz très important au sein de la toile (alimenté aussi par plusieurs parodies). Or le reveal n’a pas vraiment été suivi par les internautes et peu sont donc capables de dire pour quelle marque ni pour quel produit cette vidéo virale a été réalisée.
La révélation si elle n’est pas direct ou facilement reconnaissable amène souvent à une déperdition au niveau des internautes. Du coup, les modèles “Fake or not” commencent à avoir un peu vécu je pense…
Mais pour savoir si une vidéo virale a “buzzé” avec réussite, il est intéressant de mesurer son impact à l’aide de plusieurs indicateurs. De cette façon il devient facile de savoir si le succès a été au rendez-vous ou pas
Geoffrey
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